Jouez slow !

Vous entendez partout que la tendance est au slow. Slow-food, slow-shopping, tout est à la tendance slow. Au poker aussi, le slow, c’est meilleur ! Évidemment, plus qu’un effet de mode ou une manière de vivre autrement, la technique spéciale du slow-play s’installe dans la durée. Nous l’avons bien entendu testé pour vous. Laissez-nous vous présenter cette méthode de jeu qui vous avantagera à coup sûr pendant vos parties de poker.

Qu’est-ce que le slow-play ?

Jouer en slow-play, c’est très simple. Il s’agit dans le principe de « sous-jouer ». Il faut que vous valorisiez voter main forte en ne relançant pas, contentez-vous de suivre après le flop, et c’est tout. On vous accorde que la tentation peut être forte, mais toute la stratégie consiste à piéger les autres joueurs. Évidemment, le pot ne se remplira pas grâce à vos « checks » successifs ! Il faut alors appeler l’agressivité des autres qui veulent voir « ce que vous avez dans le ventre ». Pour pouvoir jouer en mode slow-play, il faut que vous ayez une main forte pour pouvoir faire croire à vos adversaires que vous n’avez pas une bonne main.

Comment se présente cette technique ?

Redoutablement efficace, le slow-play nécessite quand même que quelques critères soient réunis. Il faut absolument maîtriser cette technique avant de l’expérimenter sur des tables à gros enjeux, car sinon votre tactique ne fera qu’augmenter les chances de votre adversaire.

Comme nous l’avons précisé, il faut avoir une main puissante pour pouvoir prétendre au slow-play. Une double paire ne sera pas assez solide pour faire face au reste de la table. Par exemple, si votre main est une paire de 6 et que le flop est 5-6-8, vous aurez des difficultés à jouer un slow-play parce que les probabilités de tirage d’une quinte ou bien d’une couleur sont très élevées et pas favorables à votre situation.

Attention aux cartes face visible sur la table pendant la partie. Chaque étape peut avantager votre adversaire au niveau de sa main. Par exemple, un 5 et 6 de carreau sont plus aisés à associer qu’un Brelan. En effet, il suffit que votre adversaire possède une Top-Paire pour qu’une unique carte ne vous mette dans la panade !

Prenez garde à l’importance du pot. Si les cartes visibles sur la table sont faibles comparées au montant du pot, la technique du slow-play vous sera alors très avantageux, car vous pourrez ainsi miser sur deux tours de relance pour pousser vos adversaires à maximiser leurs mises. De plus, dans cette situation, il est très important de jouer vite. Il ne s’agirait pas de redonner l’avantage à votre adversaire qui pourra améliorer sa main avec la prochaine carte !

Attention aux limites du slow-play !

Le slow-play, c’est bien. Mais comme toute stratégie-miracle, elle a ses limites. Il faut que vous jaugiez l’ambiance générale de la table avant d’adopter cette technique. Si vous avez affaire à un joueur agressif, c’est votre chance. En revanche, si vous jouez avec un joueur qui réfléchit et joue assez serré, attention. Non seulement, il ne nourrira pas votre pot, mais en plus, il risque de cacher une meilleure stratégie que la vôtre ! Il est donc conseillé de passer une ou deux mains à évaluer le caractère des joueurs, car, sachez qu’il ne pourra y avoir qu’un seul slow-player autour de votre table, on espère que ce sera vous !