Le poker en ligne est-il en danger aux Etats-Unis suite à l’élection de Trump ?

Après le choc inattendu des résultats de l’élection, c’est maintenant l’heure des questions. La campagne politique aura été de longue haleine. Les deux candidats à la Maison Blanche ont âprement défendu leurs idées pendant de longs mois et le verdict est tombé. Ce sera Donald Trump qui prendra les rênes des Etats-Unis pendant les 4 prochaines années à compter du 20 janvier 2017. Comme pendant chacune des campagnes présidentielles, le sujet du jeu en ligne est remis sur le tapis. Cette fois, les deux candidats semblaient d’accord sur ce point, leur objectif étant de légiférer ce secteur jusqu’à présent interdit. Mais en politique, les choses sont toujours plus corsées…

L’amour de Trump pour le poker est un bon signe !

Les joueurs internationaux de poker se sont opposés tout au long de la campagne à la présidence des Etats-Unis par rapport à leur passion. Certains ont clairement affiché leur soutien pour Hillary Clinton. Cette-dernière préconisait clairement une ouverture progressive du marché du jeu en ligne, en procédant état par état. Il est certain que l’industrie de l’iGaming aurait pu se développer grâce à l’abrogation de l’interdiction de jouer en ligne.

Après l’élection de Donald Trump, on se demande ce qu’il adviendra des différentes mesures installées par son prédécesseur démocrate. Pourtant, tout indique que le futur président souhaite développer cette économie.

En effet, à titre personnel, Trump apprécie beaucoup le poker (pour un magnat de l’immobilier, on lui imagine des aptitudes naturelles pour ce jeu !), il a d’ailleurs fondé et dirigé pendant de longues années le Taj Mahal Trump Casino situé à Atlantic City. Après de graves problèmes financiers, l’établissement a fermé ses portes le mois dernier, laissant sur le carreau plus de 3 000 employés.

« Donald Trump affirmait d’ailleurs il y a 5 ans au magazine Forbes que le poker était un secteur à légiférer au plus vite »

L’histoire entre Trump et le poker est de notoriété publique. Il a même créé l’US Poker Championship, qui s’est joué 14 années de suite à partir de 1996. Donald Trump affirmait d’ailleurs il y a 5 ans au magazine Forbes que le poker était un secteur à légiférer au plus vite, et que les États-Unis étaient très en retard par rapport à d’autres régions du monde.

Mais il est contrebalancé par un seul homme, Anderson.

Pourtant, vous l’imaginez, ce n’est pas aussi simple que cela. La politique est une danse complexe et perpétuelle entre des personnes puissantes, par leur fortune et leur influence.

Sheldon Anderson fait partie de ces personnalités qui ont beaucoup de poids sur la scène publique. Remettons les choses dans leur contexte.

Donald Trump a mené une campagne très polémique, choquant plusieurs de ses partisans, qui sont allés jusqu’à le dénigrer publiquement, en retirant par la même leur soutien financier. Une fois ce ménage social fait autour du candidat républicain à la Maison Blanche, ses soutiens se sont faits plus rares, donc plus puissants. Donald Trump doit alors se plier à certaines des idées de ses soutiens restants, même s’il n’y est pas vraiment favorable.

Sheldon Anderson est un homme immensément riche, qui a financé la campagne des républicains, donc, en partie, celle de Trump. Le seul problème, c’est que cette fortune américaine s’oppose violemment et sans nuance au poker en ligne. La raison ? Anderson possède plusieurs casinos terrestres et voit les établissements virtuels comme une vraie menace, une concurrence déloyale. Malheureusement, son pouvoir est tel qu’il pourrait bien donner du fil à retordre à la diplomatie du futur Président des États-Unis.

En tant que joueurs de poker canadiens, nous ne sommes pas vraiment concernés, mais on espère vivement que nos voisins américains verront une issue à ce dilemme.