Les tells : les connaître pour les éviter

Au poker, l’une des clefs de gains importants est le bluff. Bluffer les joueurs, c’est se protéger des stratégies des autres qui ont logiquement pour but de vous éliminer de la partie. C’est pourquoi il est indispensable de pouvoir maîtriser son apparence pour donner le moins d’indices possible au reste de la table. Leçon de langage corporel.

Votre visage vous trahit !

Les tells sont à bannir autour d’une table de poker. Du verbe anglais « to tell », dire. Car ces gestes en dévoilent beaucoup plus qu’on ne voudrait en laisser paraître sur la valeur de notre main. Chaque partie du corps est sujette à trahir vos pensées. Par exemple, les micro-gestes de sourcil ou des lèvres peuvent traduire de la nervosité, aussi furtifs soient-ils. Il faut aussi savoir se maîtriser aux moments-clés du jeu : à la seconde où vous découvrez vos cartes, après le flop, le turn et au moment de la river. Prenez conscience de votre visage et concentrez vos efforts pendant ces instants-là.

L’augmentation de la température du corps lorsque nous dissimulons une vérité se perçoit au niveau du nez : avez-vous remarqué que quelqu’un qui ment se frotte souvent le nez ? Attention à ne pas interpréter chacun de ces mouvements comme un mensonge chez vos amis ou vos collègues, cette caractéristique est souvent accompagnée d’autres signes. Au poker cela se traduit aussi en se touchant l’oreille. Ce micro-geste traduit une agitation et ne vous avantage pas lorsque c’est vous qui donnez cet indice à l’adversaire.

Attention à la fausse nonchalance !

Même si on ne se rend pas forcément compte de ceux-ci, les tics sont vos pires ennemis lorsque vous jouez au poker. Que ce soit des tics nerveux des yeux ou d’une autre partie de votre corps, ils s’accentuent lorsque vous êtes dans une situation embarrassante. Ceux-là sont souvent incontrôlables et peuvent être un sérieux obstacle si vous comptez vous lancer dans une carrière de joueur professionnel. La méditation et le yoga peuvent vous aider à savoir faire le vide intérieur pour soigner cette particularité inconfortable.

Mais les tics, cela peut-être aussi des réflexes que nous faisons tous, tous les jours : qui n’a jamais été agacé en réunion par le collègue qui appuie sur le bouton rétractable d’un stylo sans cesse ? Avez-vous remarqué que lui ne s’en rend pas compte, car il est absorbé par ses pensées ? Dans le poker, c’est pareil : aussi flagrants puissent-ils paraître, vous êtes le seul à ne pas réaliser ces tics nerveux. Identifier un tic, c’est en prendre conscience pour mieux le dompter. Parmi ces tics, on peut compter le fait de tapoter un doigt sur la table, vous tortiller sur votre siège, toucher ses cartes, soupirer ou au contraire souffler. Et même son rire est à maîtriser : vous cherchez à détendre l’atmosphère car vous êtes vous-même nerveux, et c’est bien connu, le rire est le meilleur anti-stress ! Oui, mais voilà, rire au poker, ça se maîtrise aussi.

Les yeux sont le miroir de l’âme

Pour les novices, vous comprenez maintenant pourquoi certains joueurs de poker portent des lunettes de soleil. Faites le test : essayez de soutenir le regard de quelqu’un quand vous mentez. C’est presque impossible. Vous fuyez le regard, car vos pupilles se sont dilatées et donneraient un indice à votre interlocuteur. Le poker, c’est aussi dissimuler ses intentions, donc en raccourci, mentir. Attention à ne pas cligner trop des paupières, ou à regarder ailleurs tout le temps d’une partie, vos adversaires pourraient croire que vous cherchez à détourner leur attention. En revanche, employés à bon escient, les jeux de regard peuvent s’avérer redoutables. Faute de rester passif, vous pouvez bluffer aussi en intimidant. Avez-vous déjà essayé de soutenir le regard d’un inconnu ? C’est dur, n’est-ce pas ? Soutenir le regard est un des signes agressifs les plus primitifs et peuvent s’avérer payant si vous savez l’utiliser correctement. Tout est dans la mesure.