Tricher au poker

Attention, la rédaction décline toute responsabilité si vous êtes pris en flagrant délit de tricherie au poker ! Cet article vous relate les méthodes de triche les plus connues dans les casinos terrestres. On ne les a pas essayées. Quant aux logiciels qui vous offrent de voir les cartes de vos adversaires lorsque vous jouez en ligne, munissez-vous d’un bon anti-virus, car il s’agit la plupart du temps d’un logiciel malveillant. On doute également sur l’efficacité des calculateurs, si ça fonctionnait, le nombre de joueurs instantanément riches grâce au poker éveilleraient les soupçons des opérateurs. Bref, quelle que soit la méthode, on vous conseille de jouer d’après les règles, car on croit beaucoup au karma. Qui sème le vent récolte la tempête, comme on dit !

La méthode dite du complice

Si vous trouvez un compère qui voudra bien vous aider à gagner en échange d’un pourcentage de vos gains, il en existe deux types. Le complice interne, à votre propre table. Comme au jeu du Kem’s (oui, ce jeu auquel on joue et on s’entend sur un signe à faire lorsqu’on a la bonne main pour que l’autre crie « KEMS !»), les tricheurs s’entendent sur un code silencieux pour donner les informations sur leurs cartes. Cela peut passer pour des tells vu de l’extérieur. En effet, froncer des sourcils, se gratter le nez ou l’oreille, tous les moyens sont bons pour rafler l’argent des autres joueurs tous les deux afin de se la partager à la fin. On réfère pour cela à la partie épique dans le film « Les joueurs » quand les deux amis sont assez inconscients pour jouer au poker avec des policiers. On ne vous raconte pas la fin pour que vous alliez le voir !

Le complice externe, lui, est un peu plus difficile à repérer, mais pas infaillible ! On en veut pour preuve l’exemple d’un joueur allemand qui enchaînait les victoires, les trophées et les meilleures places de classements des tournois auxquels il participait. Ali Tekintamgak a ainsi accédé à la dernière table du Partouche Poker Tour (PPT) en 2010. Seuls les journalistes étant autorisés à travailler au plus près des joueurs, son complice s’est fait passer pour l’un deux pour prendre place derrière son adversaire. Ils avaient tous deux établi un code à l’avance, et le faux-journaliste indiquait les cartes à son compère par des signes plus ou moins discrets. Les vidéos de la main finale du WPT de Barcelona circulant sur la toile capturent très bien ce moment où l’imposteur, appareil photo en main louche sur les deux cartes de l’adversaire d’Ali et porte sa main près de son menton pour dévoiler à Ali deux cartes très proches (un 8 et un 9). Sa méthode de triche semble être restée la même tout le long de ses tournois et Ali Tekintamgak a été démasqué et disqualifié du PPT la même année.

La technique magique

Cette méthode est jouable seulement dans les parties entre potes chez vous, sauf si vous avez exactement le même jeu que celui du casino. Il faut également être très habile et tâcher de ne pas vous faire avoir. Il suffit de savoir distribuer et de choisir les cartes qui vous conviennent. Faites attention aux joueurs qui mélangent les cartes avec dextérité et gagnent (un peu trop) souvent la partie, on peut raisonnablement penser que ces joueurs sont des tricheurs. Ne les mettez pas tous dans le même panier, il existe de très bons joueurs sachant mélanger les cartes !

Parmi les systèmes de triche, on note aussi l’existence de lentilles infrarouges et d’encre invisible avec laquelle des employés de casino corrompus et peu scrupuleux écrivaient les informations pour le joueur tricheur. Stefano Ampollini est le tricheur le plus célèbre qui a investi dans ces lentilles pour la modique somme de 2 000 € et a remporté en tout plus de 91 000 € !